Premier de cordée en BD

Auteurs :  Vivier – Dequest aux éditions ARTEGE – BD

J’ai beaucoup de points communs avec le premier roman de mon père Premier de cordée.

Nous sommes tous les deux nés pendant le guerre de 40 à Alger. Il a écrit ce livre sous formes de feuilleton en deux mois , commande passée par son journal « la dépèche Algérienne« . A peine fini , il l’abandonnait à son sort, adressé à tout hasard à un éditeur spécialisé dans la littérature de montagne : Arthaud. Il ne pouvait imaginer la pérennité qu’allait avoir ce livre, on peut le dire, dans le monde entier.

De même, petite dernière de la famille, je n’ai vraiment commencé  à connaitre mon père que vers l’age de 5 ans. La guerre l’avait emmené vers d’autres cieux pas toujours faciles où il frôla la mort plusieurs fois.Premier de Cordée , roman autobiographique, raconte la vie merveilleuse et difficile des guides de la vallée de Chamonix. Il chante l’abnégation, le courage et l’amour de ces hommes rudes dont Pierre Servettaz est le héros. Il est à l’origine de beaucoup de vocations alpines, même encore de nos jours.

  70 ans plus trad, une bande dessinée va lui être consacrée. Le sujet peut en effet toucher les deux publics, jeunes et adultes, le thème est éternel. Je me réjouis de cette parution qui va compléter d’heureuse façon la bibliographie Frison-Roche. N’a-t-on pas comparé parfois mon père à Tintin, voyageur curieux et audacieux, découvreur de pays et de peuples.

Je souhaites longue vie à ce nouvel ouvrage illustré.

Martine Charoy Frison-Roche

Frison-Roche, une vie

Parution janvier 2015 « Frison-Roche, une vie » d’Antoine Chandellier – Edition Arthaud

J’aime beaucoup la couverture de ce livre « Frison-Roche, une vie ». Mon père a 20 ans ou pas beaucoup plus, il a découvert l’escalade et grimpe comme un chat.

On l’appelle « le grand sifflet » à Chamonix où l’on aime bien donner des surnoms. En effet il est grand, maigre mais plein d’une énergie farouche, ne doutant de rien, ce n’est pas de l’orgueil mais de la confiance dans la vie qui l’attend. Tout cela transparait sur cette photo où il a l’air de dire : « le monde s’ouvre à moi ».

Tout cela, Antoine Chandellier l’a fort bien saisi et ressenti dans sa biographie de Frison. Il a appris à le connaitre au travers de ses recherches, de ses rencontres avec ceux qu’il avait connus. En tant que journaliste il a compris tout de suite le lien qui allait le tenir pendant deux ans sur les traces de mon père. Il a su nous conter sa vie avec une grande délicatesse sans oublier la part d’ombres que chacun recèle en lui.

Martine Charoy-Frison-Roche