Premier de cordée en BD

Auteurs :  Vivier – Dequest aux éditions ARTEGE – BD

J’ai beaucoup de points communs avec le premier roman de mon père Premier de cordée.


Nous sommes tous les deux nés pendant le guerre de 40 à Alger. Il a écrit ce livre sous formes de feuilleton en deux mois , commande passée par son journal « la dépèche Algérienne« . A peine fini , il l’abandonnait à son sort, adressé à tout hasard à un éditeur spécialisé dans la littérature de montagne : Arthaud. Il ne pouvait imaginer la pérennité qu’allait avoir ce livre, on peut le dire, dans le monde entier.

De même, petite dernière de la famille, je n’ai vraiment commencé  à connaitre mon père que vers l’age de 5 ans. La guerre l’avait emmené vers d’autres cieux pas toujours faciles où il frôla la mort plusieurs fois.

Premier de Cordée , roman autobiographique, raconte la vie merveilleuse et difficile des guides de la vallée de Chamonix. Il chante l’abnégation, le courage et l’amour de ces hommes rudes dont Pierre Servettaz est le héros. Il est à l’origine de beaucoup de vocations alpines, même encore de nos jours.

  70 ans plus trad, une bande dessinée va lui être consacrée. Le sujet peut en effet toucher les deux publics, jeunes et adultes, le thème est éternel. Je me réjouis de cette parution qui va compléter d’heureuse façon la bibliographie Frison-Roche. N’a-t-on pas comparé parfois mon père à Tintin, voyageur curieux et audacieux, découvreur de pays et de peuples.

Je souhaites longue vie à ce nouvel ouvrage illustré.

Martine Charoy Frison-Roche

Association « Retour à la montagne »

Association « Retour à la montagne »

En octobre 2013 deux alpinistes : Stéphane Benoist et Yannick Graziani ont gravi la face sud de l’Annapurna en style alpin.

Au terme d’une odyssée de 11 jours, Stéphane et Yannick sont parvenus à rejoindre le camp de Base,mais Stéphane ne rentrera pas en France indemne : Gelures aux pieds et aux mains, amputation de tous les orteils et de plusieurs phalanges à la main droite.
Pour le soutenir durant cette longue convalescence et l’aider dans sa reconquête du métier de guide, trois amis guides Daniel Thomas, Marc Céreuil et Paul Robach ont créé l’association « Retour à la Montagne », titre du roman de Roger Frison-Roche.

Le 14 février 2014, une soirée dédiée à cette Association a eu lieu au Majestic à Chamonix à laquelle ont répondu « présents » plusieurs grands noms de l’Alpinisme, ayant eux-même gravi cette face sud  prestigieuse de l’Annapurna.

voici dans l’ordre les noms des alpinistes présents sur la scène du Majestic à Chamonix :
Christophe Profit, Enric Lucas (catalan 1984)),René Ghilini(tentative en 1982),Stéphane Benoist, Yannick Graziani,Ueli Steck le suisse vainqueur de la paroi en 72 heures  (8-9 octobre 2013)

Photo Eric Courcier

Lien avec le site de l’association :

http://www.retour-a-la-montagne.com/

Trelatete 1930

Dans les années trente, Frison à 24 ans est un joyeux boute- en -train.  Il gagne sa vie en étant moniteur de ski de printemps depuis le camp de base du refuge de Trê la Tête. Il y accueille des clients et souvent des  amis, et leur fait découvrir la joie de la randonnée en peaux de phoques sur le glacier du même nom. L’ambiance était très chaleureuse et tous bien portés sur la rigolade.

Sur la photo, on le découvre avec son chapeau tyrolien  et ses chaussures originales, faisant la sieste sur le toit du refuge qui domine la vallée des Contamines.

Sur la 2eme photo, il skie sur ce même glacier de Trê la Tête, en petite tenue légère, un simple caleçon, tenue plutôt inattendue !

Photos : « ski de printemps » de Jacques Dieterlen

15 Aout 2012 : Médaille d’honneur de la Compagnie des guides de Chamonix

Discours de Martine Charoy Frison-Roche lu en hommage à son père lors de la fête des guides le 15 août 2012. La traditionnelle médaille d’honneur de la Compagnie des guides de Chamonix est cette année à l’effigie de Roger Frison-Roche.

Cinquante ans après sa création, la médaille d’honneur de la Compagnie des guides de Chamonix à l’effigie de mon père Roger Frison-Roche va être remise à sa famille. Quel honneur et je suis sure que mon père aurait été très fier de cet hommage  qui lui est rendu en cette belle Fête des Guides du 15 août 2012.
Son histoire d’amour avec  la compagnie démarre à 17 ans lorsqu’il arrive en 1923 à Chamonix, les mains dans les poches ne doutant de rien et sans un sou vaillant. Son premier emploi au Syndicat d’initiative lui permet de côtoyer les guides du bureau voisin. Mon père venait de découvrir ces hautes montagnes dont il rêvait lorsqu’il était encore à Paris, il ne savait pas encore et personne non plus le destin qui l’attendait. Lui qui ne connaissait que les beaux paysages du Beaufortin berceau de sa famille où il passait enfant ses vacances en gardant les vaches.  Continuer la lecture de « 15 Aout 2012 : Médaille d’honneur de la Compagnie des guides de Chamonix »